dimanche 12 juillet 2009

Spontanéité

Quand vont les jeunesses chantantes,
Au grès des amours envoutantes,
Dans de délicieux amalgames,
Tourner dos à toutes ces femmes ;

Deux fois hors de la norme hier,
Tout entiers embrassent l'univers,

Ces hommes rendant moite l'atmosphère..

Don

Embrasse en avant la profondeur de tes yeux, noir. Les humides lèvres voyagent, passant d'un univers vers un autre, d'une âme à la suivante... Petit et grand ta multitude est délicieuse, embarrassante lors de sursauts de conscience. Le cheveux noir, les bouches reines et les fières rougeurs. Yeux clos mais cœurs à l'écoute et passion matérielle. Une main de chaque, charnel, charogne, château, de sable, s'éboulant, pareil à nudité, à chaque instant. La ponctualité rend l'instant saisissable et chacune des molécules formant ces corps ces tas de viande, incarnent le don, l'âme et le désir, d'universel. Les méandres de ces reins se coupent, encore, puis toujours, mués par la volonté d'inatteignable. Ils l'atteignent.

samedi 11 juillet 2009

Ecrire pour exister

Las, les hommes cherchent les hommes. Des binoclards et des sportifs, des danseurs et des mathématiciens, chacun veut partager sa pomme. Tous identiques dans leur étrangeté particulière, tous sont différents. Les néons, les télés, les ampoules, les écrans, les soleils, les lunes et les étoiles, les fenêtres, les feux, il n'est rien qui puisse éclairer leur capacité. Les hommes comme moi y voient trop. D'autres sont aveugles, mais eux ne savent comment regarder à coté, ils puisent sans cesse dans leurs analyses et leurs calculs. Les hommes comme moi n'existent pas. Je suis seul. Et je les cherche, où ils ne sont pas, où il ne faut pas, alors, je pleure. Je pleure ma solitude et ris de mon amertume, le lendemain de ma fragile insouciance, car je suis cet être complexe que les hommes appellent homme. C'est ainsi l'idée de désir qui me hante chaque nuit, lorsque la caméra embarquée repasse le film des occasions ratées. C'est qu'il s'attache à me serrer contre l'impossible, à m'éloigner tout autant du possible, à me créer des tourments, insatiables. Alors j'erre dans la joie de l'instantanéité et la peine de l'insolvabilité, j'attends.