dimanche 12 juillet 2009

Don

Embrasse en avant la profondeur de tes yeux, noir. Les humides lèvres voyagent, passant d'un univers vers un autre, d'une âme à la suivante... Petit et grand ta multitude est délicieuse, embarrassante lors de sursauts de conscience. Le cheveux noir, les bouches reines et les fières rougeurs. Yeux clos mais cœurs à l'écoute et passion matérielle. Une main de chaque, charnel, charogne, château, de sable, s'éboulant, pareil à nudité, à chaque instant. La ponctualité rend l'instant saisissable et chacune des molécules formant ces corps ces tas de viande, incarnent le don, l'âme et le désir, d'universel. Les méandres de ces reins se coupent, encore, puis toujours, mués par la volonté d'inatteignable. Ils l'atteignent.

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